5 critiques constructives pour la communauté astrologique

5 critiques constructives pour la communauté astrologique

J’ai récemment écrit un article qui détaillait 5 critiques courantes de l’astrologie. Cet article a un format similaire avec un contenu différent : je voulais ici traiter des critiques que j’adresserais, personnellement, à la communauté astrologique. Par « communauté astrologique » j’entends mes collègues astrologues ainsi que les enthousiastes. Ces critiques se veulent constructives, et certaines sont aussi une note à moi-même ; le but n’est pas d’attaquer qui que ce soit en particulier, bien que j’admette que le ton soit parfois exaspéré !

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le template du meme Futurama avec le personnage qui plisse les yeux d'un air sceptique, entouré de symboles astrologiques et d'un bout de thème astral

5 critiques courantes de l’astrologie

À celleux qui prétendent que l’astrologie est inutile : une des fonctions non-négligeables d’un·e astrologue est de fournir sans effort un petit ego boost à des sceptiques qui ne connaissent absolument rien à l’astrologie, mais qui aiment se sentir délicieusement supérieur·e·s en nous prenant de haut. Ravi·e d’avoir pu rendre service !

Plus sérieusement, je sais bien que toutes les personnes qui critiquent l’astrologie ne font pas preuve d’une telle condescendance, et j’avais envie de traiter rapidement dans cet article quelques critiques récurrentes faites aux personnes qui s’intéressent à l’astrologie.

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sur fond violet, le logo féministe en noir, avec le texte "l'astrologie, un truc de femmes ?" et le mot "misogynie" barré

L’astrologie, un truc de femmes ?

J’ai vu à plusieurs reprises des astrologues s’inquiéter que l’astrologie soit considérée comme « un truc de femmes ». J’en ai vu beaucoup d’autres se demander pourquoi, sans forcément s’en inquiéter. Je trouve ça assez agaçant, et j’ai décidé d’en traiter dans cet article.

À quoi bon s’inquiéter de la présence des femmes en astrologie ?

Tout d’abord, on va appeler un chat un chat : si le fait que l’astrologie soit catégorisée comme « un truc de femmes » vous inquiète, il s’agirait de questionner votre misogynie. Pourquoi est-ce que ce serait négatif qu’un champ d’études soit associé aux femmes ? En quoi est-ce quelque chose de regrettable ?

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Synastrie : la compatibilité astrologique

Qu’est-ce que la synastrie ?

La synastrie est la compatibilité astrologique, l’affinité astrale. En général, le terme est utilisé par parler de la compabilité entre deux personnes en évaluant leurs thèmes natals respectifs. Le terme vient du grec ancien συναστρία, sunastría.

Outre l’étude comparée de deux thèmes natals, la synastrie s’étudie aussi à l’aide de thèmes composites. Si vous souhaitez faire un thème de comparaison de deux thèmes natals, ou réaliser un thème composite, les deux options sont disponibles gratuitement sur Astrodienst.

Casser quelques idées reçues sur la compatibilité amoureuse

La synastrie n’est pas une garantie que la relation fonctionnera bien. On peut avoir une forte compatibilité avec quelqu’un, mais que le timing ne soit pas bon, que la personne ait des comportements abusifs ou négligents, etc. Si une personne ne vous traite pas correctement, peu importe que sa Lune tombe dans votre maison 1 ou que sais-je : ce n’est pas la peine de s’accrocher à une relation manifestement dysfonctionnelle sous prétexte que vous seriez super compatibles astrologiquement. Le respect est indispensable.

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Les astrologues blanc·he·s devraient-iels parler des émeutes ? — par Deon Mitchell

La bannière de cet article est une création de @zaynscandycane.

Deon Mitchell, astrologue américain·e, a publié hier un article que j’ai trouvé très intéressant et important. Avec sa gracieuse permission, je vous en propose aujourd’hui une traduction. Je remercie d’ailleurs chaleureusement arr0w_root d’avoir suggéré cette traduction.

Voici en préambule une courte présentation de l’auteurice :

Deon Mitchell est un·e astrologue traditionnel·le qui utilise à la fois des techniques anciennes et modernes pour aider à optimiser l’expérience humaine. Muni·e d’une éducation académique en biologie et en informatique, sa pratique est caractérisée par une affinité pour la logique, l’objectivité, la justesse et la démonstration de capacité technique.

Deon est une personne agenre qui utilise exclusivement les accords they/them en anglais, que je traduis ici par iel/ellui.

Les services que Deon propose sont indiqués avec leurs tarifs ici. Les Gémeaux bénéficient d’une réduction de 20% durant toute la saison des Gémeaux.

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sur fond blanc, en noir, citation d'André Barbault de 2011 : "Il se pourrait bien que nous soyons sérieusement menacés d’une nouvelle pandémie au cap de 2020-2021", avec une illustration tirée de son article, qui représente un homme avec une longue barbe et un chapeau, qui observe des étoiles sur un globe qu'il tient à la main

Si vous voulez critiquer l’astrologie, faites-le avec bonne foi

Un article récent du journal américain The New York Times* a fait quelques remous dans la communauté astrologique. Les astrologues sont particulièrement agacé·e·s par la malhonnêteté intellectuelle dont fait preuve l’autrice, Hayley Phelan.

L’article, intitulé « Will Coronavirus Kill Astrology? » (« Le coronavirus tuera-t-il l’astrologie ? »), reprend un argument habituel des sceptiques de l’astrologie : la Science a affirmé que l’astrologie n’était pas fiable, et les psychologues s’accordent à dire que l’astrologie attire car elle se reposerait sur des biais de confirmation. Les biais de confirmations peuvent être décrits comme la tendance humaine à rechercher en priorité des informations qui confirment ce que l’on sait déjà — une mémoire sélective au service de ses propres convictions.

Il est particulièrement ironique que Hayley Phelan mette en avant les biais de confirmation, car les astrologues qu’elle présente dans son article ne sont pas choisi·e·s au hasard. Elle met en avant Susan Miller, astrologue qui avait prédit une année 2020 prospère, en précisant dès la première ligne qu’elle est une astrologue reconnue comme fiable… Sans vraiment expliquer en quoi, ce que je trouve un peu dommage. Phelan ne précise pas que Susan Miller n’est absolument pas spécialisée en astrologie mondiale, la branche de l’astrologie qui serait à même de se pencher sur les cycles liés aux pandémies.

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Astrologie et éthique au quotidien

This article is available in English in a PDF format, here.

Introduction

Pour beaucoup, l’astrologie c’est fun. Qu’iels soient sceptiques ou non, quand les gens apprennent qu’on a une passion intense pour l’astrologie et qu’on s’y connaît plutôt bien, il est très probable qu’iels posent des questions sur leur signe Solaire, voire demandent qu’on calcule leur charte natale et qu’on la commente.

Et effectivement, l’astrologie c’est fun. Je pourrais en parler des heures ! Cela peut être un super outil d’introspection même si on ne prend pas ça très au sérieux, tout comme des tests de personnalité par exemple. Cela peut aussi être une façon amusante d’apprendre à connaître quelqu’un un peu mieux, et se lier via des placements en commun.

Ce n’est pas que ça, cependant. Au début, quand j’ai commencé à m’intéresser à l’astrologie, je disais aux autres : « Je prends pas ça très au sérieux, mais c’est marrant! ». Et je le croyais moi-même en le disant.

Mais assez rapidement, c’est devenu plus que ça. Et il est venu un moment où je ne pouvais plus nier que je prenais en fait l’astrologie très au sérieux. Oui, bien sûr que l’on peut écrire des banalités pour 12 signes différents afin que les gens s’y retrouvent quoiqu’il arrive, par biais de confirmation ou prophétie auto-réalisatrice. Mais l‘astrologie ne se résume pas à 12 signes solaires — loin de là ! Et plus je découvrais et étudiais, plus je pensais… Beaucoup trop de choses étaient bien trop justes pour que ce soient de simples coïncidences. Par exemple, me renseigner sur les transits de Saturne et voir les correspondances avec certaines périodes de ma vie a été un point de non-retour.

Maintenant, je pense donc qu’il y a quelque chose au-delà de l’aspect pop psychology grand public de l’astrologie.

Et cela pose des problèmes éthiques pour moi quant au partage de ma passion avec certaines autres personnes qui approchent cela de manière désinvolte, insouciante.

Je me fais à l’idée du besoin strict de limites personnelles* pour aborder l’astrologie dans les discussions que j’ai avec les autres ; c’est le sujet de cet article. J’ai réfléchi à des lignes de conduite pour moi-même, et j’ai décidé de les partager ici, et de parler des problèmes de consentement qui peuvent émerger dans l’utilisation décontractée de l’astrologie.

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