Les étoiles royales (soi-disant) de Perse, partie I

Parmi les étoiles fixes, il y en a quatre qui sont appelées les « étoiles royales de Perse » : Aldébaran, Régulus, Antarès et Fomalhaut, respectivement projetées à 10° Gémeaux, 0° Vierge, 10° Sagittaire et 4° Poissons dans le zodiaque tropical. Elles sont parmi les plus connues, même chez les personnes qui ne se spécialisent pas dans le domaine des étoiles fixes ; et pour qui s’y intéresse, elles sont à vrai dire incontournables. De nombreux·ses astrologues et astromages contemporaines enseignent au sujet de ce quatuor en tant qu’étoile royales de Perse, dont Bernadette Brady, Diana K. Rosenberg, Austin Coppock, entre autres.

J’ai donc été surpris de constater en faisant des recherches que l’appellation « étoiles royales de Perse » a des bases bancales. En effet, si cette appellation semble ancienne, elle ne l’est pas tant que ça : le concept même des étoiles royales de Perse semble émaner de l’imagination débordante d’astronomes français du 18ème siècle, notamment Jean-Sylvain Bailly et Charles-François Dupuis.

Il n’y a aucune preuve solide que quatre étoiles furent vénérées comme royales par les Perses en 3000 avant notre ère comme l’avancent certaines sources. Quant aux textes qui sont utilisés comme références, comme nous l’apprend George A. Davis Jr. dans son article The So-Called Royal Stars of Persia, il semblerait que de considérables raccourcis ont été faits pour en arriver aux conclusions tirées.

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Le zodiaque est-il obsolète ?

Il y a quelque temps, je lisais un ouvrage scientifique sur l’histoire du ciel, qui me semblait assez sérieux [1]. De nombreux·ses scientifiques professionnel·les ont travaillé à son élaboration, et j’étais ravi de trouver des informations pointues. Comme il s’agissait non seulement d’astronomie mais aussi de cosmogonies, il n’est pas étonnant que l’astrologie soit abordée quelque peu. En l’occurrence, un encart a attiré mon attention : « L’obsolence astronomique du zodiaque astrologique » .

Je cite : « Les prédictions astrologiques, qui supposent un effet direct des astres sur les humains, n’ont aucun fondement scientifique. La position du point vernal — où se croisent le cercle de l’écliptique et celui de l’équateur — et le rôle de la constellation du Bélier le montrent. Ce point, situé dans le Bélier à l’époque d’Hipparque, est aujourd’hui dans les Poissons, et sera dans le Verseau au siècle prochain. Ceci résulte de la précession des équinoxes.« 

Imaginez ma déception quant à la rigueur de l’ouvrage, car il y a plus d’un souci avec ce court paragraphe !

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