sur fond blanc, en noir, citation d'André Barbault de 2011 : "Il se pourrait bien que nous soyons sérieusement menacés d’une nouvelle pandémie au cap de 2020-2021", avec une illustration tirée de son article, qui représente un homme avec une longue barbe et un chapeau, qui observe des étoiles sur un globe qu'il tient à la main

Si vous voulez critiquer l’astrologie, faites-le avec bonne foi

Un article récent du journal américain The New York Times* a fait quelques remous dans la communauté astrologique. Les astrologues sont particulièrement agacé·e·s par la malhonnêteté intellectuelle dont fait preuve l’autrice, Hayley Phelan.

L’article, intitulé « Will Coronavirus Kill Astrology? » (« Le coronavirus tuera-t-il l’astrologie ? »), reprend un argument habituel des sceptiques de l’astrologie : la Science a affirmé que l’astrologie n’était pas fiable, et les psychologues s’accordent à dire que l’astrologie attire car elle se reposerait sur des biais de confirmation. Les biais de confirmations peuvent être décrits comme la tendance humaine à rechercher en priorité des informations qui confirment ce que l’on sait déjà — une mémoire sélective au service de ses propres convictions.

Il est particulièrement ironique que Hayley Phelan mette en avant les biais de confirmation, car les astrologues qu’elle présente dans son article ne sont pas choisi·e·s au hasard. Elle met en avant Susan Miller, astrologue qui avait prédit une année 2020 prospère, en précisant dès la première ligne qu’elle est une astrologue reconnue comme fiable… Sans vraiment expliquer en quoi, ce que je trouve un peu dommage. Phelan ne précise pas que Susan Miller n’est absolument pas spécialisée en astrologie mondiale, la branche de l’astrologie qui serait à même de se pencher sur les cycles liés aux pandémies.

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